Veuillez activer le javascript sur cette page
logo Facebook logo Twitter logo Instagram logo Youtube
Accueil > ITW // Paris-Normandie - Pablo Mira, un Yes man à la française

ITW // Paris-Normandie - Pablo Mira, un Yes man à la française

Seul en scène. Le comédien, auteur et chroniqueur Pablo Mira reprend son personnage d’horrible éditorialiste cynique dans un spectacle vitriolé entre one-man show et théâtre.
Illustration article

Lire l'article original

PARIS - NORMANDIE

On a tous un jour ou l’autre sursauté de terreur à la lecture d’un des gros titres du Gorafi, site d’info parodique lancé en 2012 par Pablo et son compère Sébastien Liebus. Quelque part entre Infos du monde et The Onion, les deux Yes Men (ces caricaturistes du libéralisme américain qui jouent volontiers avec le vrai et le faux) à la française font un tabac, et la formule passe en chronique régulière sur Canal +. Quelques années plus tard, Pablo Mira a gagné sa place dans la nouvelle génération de chroniqueurs télé actuels, et possède désormais un siège aux côtés de Yann Barthès au Quotidien, sur la chaîne TMC. Et il monte aussi sur scène pour « dire des choses contre de l’argent ».

Si on traduit votre nom en français, ça donne « Paul regarde ».

Pablo Mira : « Oui, et c’était ma première signature pour le Gorafi, avant qu’on opte pour « la rédaction » comme standard. »

Vous arrivez à déléguer les articles désormais ? Comment regardez-vous grandir le site ?

« J’avoue que ça a demandé un petit temps d’adaptation, le temps d’apprendre à laisser faire. Je chapeaute toujours quelques gros dossiers, mais dans l’ensemble tout tourne sans moi depuis trois ans, depuis mon arrivée à la radio et à la télé. »

Comment se passe votre intégration sur le Quotidien ?

« Super bien ! J’y ai une liberté d’écriture totale, un confort artistique absolu. Et les collègues sont cool. Pour avoir déjà fait de la télé, ça ne se passe pas toujours comme ça, quand on regarde mon expérience avec Natacha Polony dans Polonium par exemple. »

Qu’apporte donc la pratique de la scène par rapport aux autres médias auxquels vous vous frottez ?

« Il y a tout d’abord un rapport au visuel. La radio, la télé, se focalisent chacun sur le son et l’image, mais le seul en scène (enfin c’est un faux seul en scène, parce qu’il y a des intervenants) et le spectacle vivant en général, permettent une dimension tout autre. Les décors, la mise en scène, la profondeur du plateau : tout ça permet d’aborder l’écriture en y mettant des données impossibles à intégrer dans les limitations radio/télé. On peut, dès l’intention d’écriture, incorporer des choses folles. C’est un véhicule différent. »

Un labo d’écriture pour vous ?

« Oui, ça sonne vachement France-Culture ce que je dis, mais c’est vrai : c’est un objet à mi-chemin entre le rythme du stand-up, avec un truc très « amorce, vanne, rire, amorce, vanne, rire » assez minuté, et un truc plus lunaire, plus absurde, qui vient du théâtre. »

Comment, après avoir passé autant de temps à regarder les réactions absurdes qu’engendraient vos articles dans le Gorafi, à l’heure des « fake news », pouvez-vous encore tolérer l’humanité ?

« On appelle ça « infox » maintenant (sourire). Je crois que la grande leçon que je tire de ces trois ans et demi ou quatre ans à bouffer quotidiennement du Gorafi, c’est que les gens gobent ce en quoi ils ont envie de croire. Par exemple, cet article intitulé « 89 % des Français croient que le clitoris est un modèle de Toyota » a été repris tel quel par la presse italienne, très sérieusement. Quand on lit le contenu, on ne peut pas se gourer : on voit bien que c’est une blague. Mais les Italiens sont prêts à croire que les Français sont vraiment très mauvais pour tout ce qui touche à la sexualité. Donc on peut encore trouver en ligne l’article qui reprend ça le plus sérieusement du monde, traduit, assumé. Et puis je ne prends pas de drogues, ça m’aide à rester lucide. Je tourne au pesto. Le pesto, ça doit être ça le ciment de la civilisation. »

À quoi pensez-vous sur scène ?

« Comme je sais pile à quel moment doit arriver la chute d’une vanne et le rire qu’elle doit engendrer, j’adore anticiper dans ma tête. Intérieurement, je me dis « ah, ça va être là, attendez voir », ça me fait marrer. »


« Pablo Mira dit des choses contre de l’argent », vendredi 1er mars à 20 h 30 à l’ECFM, Canteleu. Tarifs : 13, 20/9, 10 €. Tél. : 02.35.36.95.80.

Autres News

Icone flèche gauche Icone flèche droite
INTERVIEW // Fake or News (melty)

C'est possible de tromper le co-créateur du Gorafi Pablo Mira avec des fake news ? L'humoriste, ac

15 mai, 2019

INTERVIEW // Brut

Chroniqueur à la télévision et à la radio, Pablo Mira est agacé par ces questions qui reviennen

15 mai, 2019

INVITÉ // Où est le respect ?

Il combat les haters dans Quotidien, mais il est surtout humoriste et brillant. Comment rire par l'a

06 mai, 2019

NEWS // Au théâtre de l'Oeuvre à partir du 5 avril

Les Miranautes, Gros plaisir de vous annoncer qu'à partir du 5 avril on part dire des choses contre

06 mars, 2019

ITW // Technikart - Peut-on encore aimer les haters ?

Avec ses chroniques à Quotidien et sur Inter, le cofondateur du Gorafi Pablo Mira donne ses lettres

01 mars, 2019

ITW // Relikto - Ma matière principale, c'est la connerie.

Pablo Mira à la radio, c’est dans Par Jupiter ! où il joue un éditorialiste de droite très én

27 février, 2019

NEWS // Cérémonie de clôture du festival Series Mania

Le 30 mars, j'aurai la responsabilité absolue de présenter la cérémonie de clôture du festival

20 février, 2019

INVITÉ // Grand Studio RTL Humour

Ils ont fait rire le public du Grand Studio RTL Humour. Les humoristes Gil Alma, Antonia de Rendinge

08 février, 2019

PRESSE // Télérama - Pablo Mira, l’humour dans tous les sens

Télé, scène, Deezer, France Inter : Pablo Mira, le cofondateur du Gorafi, spécialiste des fausse

02 janvier, 2019

INVITÉ // France Inter - Le Nouveau Rendez-vous

Laurent Goumarre reçoit l'humoriste Pablo Mira, cofondateur du Gorafi, pour son one man show et le

18 décembre, 2018

ITW // Grazia - J'aimerais vivre dans Hot Shots 2

Lorsqu'il ne chronique pas la haine ordinaire sur le plateau de "Quotidien", Pablo Mira "dit des cho

06 décembre, 2018

ITW // Causette - L'obsessionnel du rire

Le co-directeur du Gorafi, Pablo Mira, ne plaisante pas avec l’humour. Il le décline méthodiquem

30 avril, 2018